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Appui au laboratoire agricole de l’UNDH dans la lutte contre l’aflatoxine dans le Sud d’Haïti

Cette initiative vient appuyer les efforts dans la professionnalisation et la diversification de ser- vices disponibles aux producteurs-rices et aux transformateurs-rices du Sud dans l’amélioration de la qualité des produits alimentaires fait à base de maïs.


Photo: Test d’aflatoxine au laboratoire agricole de l’UNDH. Crédit: UNDH


Grâce au financement du projet MAIS, le départe- ment agricole de l’Université Notre Dame d’Haïti (UNDH) a pu approfondir ses recherches sur l’afla- toxine dans la filière du maïs dans le Sud.

L’aflatoxine, est une toxine produite par certaines moisissures. Sa présence dans les céréales, notam- ment le maïs, représente une réelle menace pour la santé, pouvant provoquer un cancer du foie et un retard de croissance chez les enfants. Selon la FDA (Agence fédérale américaine des produits alimen- taires et médicamenteux), la concentration d’afla- toxine ne doit pas dépasser 20 ppb dans les produits destinés à la consommation humaine.


Le projet MAIS, contribuant à l’avancement de la lutte contre l’aflatoxine dans le Sud, a permis à l’UNDH d’acquérir de nouveaux équipements plus performants, assurant un meilleur contrôle qualité des produits et des résultats plus précis et plus rapides. Parmi ces équipements, on retrouve les testeurs de type Vicam et plusieurs dispositifs Raptors.


Ces instruments ont facilité l’analyse de 50 échantil- lons de maïs provenant de trois communes du département du Sud. Les résultats ont révélé un taux d’aflatoxine inférieur à 20 ppb chez les produc- teurs et, malheureusement, un taux pouvant atteindre 50 ppb chez certains propriétaires de moulins.

Pour apporter des solutions concrètes à cette menace, l’UNDH forme les cultivateurs-rices et les entrepreneurs-res agricoles aux bonnes pratiques, en les encourageant à adopter une approche intégrée visant à mitiger les risques d’aflatoxine dès la plantation, lors de la récolte et pendant l’entreposage du maïs.


Aujourd’hui, grâce à ces services de laboratoire, les acteurs de la filière céréalière du Sud, qui collaborent avec l’UNDH, s’assurent que leurs produits sont conformes à la consommation avant même qu’ils soient mis sur le marché, en veillant à maintenir le taux d’aflatoxine selon les normes requises.


Photo: Point d’agrégation et d’achat, Sud Haïti. Crédit: Melanie Yates

Cette initiative a renforcé les connaissances des producteurs-rices, des propriétaires de moulins et des commerçants-es de Camp-Perrin, Cayes et Torbeck en matière de qualité alimentaire, de présence de toxines et de réduction des risques de contamination par l’aflatoxine dans le maïs.

Ce renforcement des capacités a également amélioré les compétences des producteurs-rices et leur compréhension des enjeux liés à la sécurité des aliments, tout en optimisant leurs pratiques de stockage et de transformation. Ainsi, ils sont mieux préparés à offrir des produits sains et de meilleure qualité sur le marché local.


Étant la céréale la plus cultivée en Haïti, la plus- value de cette filière dans le Sud d’Haïti, peut avoir un impact positif sur la sécurité alimentaire en général dans le pays. Selon les dernières estima- tions de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) en mars 2023, environ 4,9 millions d’Haïtiens souffrent d’insécurité alimen- taire. En augmentant leur production et en fournis- sant des produits de meilleure qualité, ces produc- teurs-rices pourraient contribuer à réduire l’insécu- rité alimentaire et à garantir une source de nourriture plus saine à l’échelle nationale.


Photo: Productrice de maïs, Sud Haïti. Crédit: Nadia Todres

Le projet MAIS, axé sur l’amélioration des moyens de subsistance des petits-es agriculteurs-rices et de leurs familles, a déjà soutenu plus d’une dizaine de projets visant la commercialisation accrue et la production écologique durable du maïs et du haricot dans le Sud. Ces accompagnements consis- tent à former les agriculteurs aux notions d’agricul- ture écologique et à l’entrepreneuriat agricole, surtout en collaboration avec les organisations de femmes, qui jouent un rôle crucial dans les pratiques de transformation.


MAIS collabore également avec d’autres institutions de recherche, telles que l’Université américaine des Caraïbes (AUC), pour développer des techniques de production et proposer des solutions adaptées aux défis de la filière.


À noter que le projet MAIS – Solutions adaptatives et innovantes est mis en œuvre par Papyrus S.A., financé par Affaires mondiales Canada en collaboration avec le ministère de l’Agriculture d’Haïti.

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